La microfinance en Haïti est un secteur essentiel pour le développement économique du pays. L’initiative de révision de la documentation sur la microfinance en Haïti vise à présenter l’état actuel et précis du secteur, permettre aux institutions financières internationales de se comparer avec les données et tendances locales, régionales et internationales, faciliter un dialogue autour du secteur de la microfinance et encourager les institutions financières à diversifier les marchés, les clients, les investisseurs et les offres de produits.
L’information est un élément crucial dans la microfinance, car elle constitue la matière première principale du crédit. Il faut de l’information en amont pour évaluer les risques, en analyse ex-ante, et pour une analyse de la performance interne et de l’impact externe, en analyse ex-post. L’information est également une source d’avantages compétitifs durables et de pouvoir de négociation, qui peut être utilisée pour négocier avec les bailleurs de fonds, les investisseurs, les autorités gouvernementales, les régulateurs et d’autres partenaires.
Le projet de Bureau de Crédit en cours d’exécution est alimenté par les banques, les cartes de crédit, les distributeurs de crédit à la consommation et l’ONA. Cependant, il est impossible de constituer un bureau de crédit avec des sources d’alimentation en information aussi réduites. Il est donc nécessaire que les 300-400 institutions de microfinance s’organisent pour constituer leur propre base de données fiables et obtenir les meilleures conditions possibles dans le processus d’échange d’informations.
Les données disponibles sur la microfinance en Haïti incluent le recensement des caisses d’épargne et de crédit, l’étude sur la situation des ménages à Lacoma, Gros-Morne et Grande Rivière du Nord, la liste des institutions haitiennes, la base de données sur les IMFs, les indicateurs de performance et la localisation des IMFs/Cartographie. Cependant, il y a une absence d’opérationnalisation des concepts, une confusion autour de certains concepts, une documentation dispersée et incomplète et une absence de seuil d’admissibilité pour les indicateurs de performance.
Il est donc nécessaire de réviser l’information existante pour avoir une meilleure idée de la quantité et de la qualité de l’information disponible, pour mieux comprendre les préoccupations des chercheurs et des demandeurs d’information, pour identifier les sources d’amélioration du processus de collecte, traitement, de communication et de conservation de l’information et pour impliquer en amont les principaux acteurs dans le processus.
