Depuis le mois de mars 2025, le département du Centre en Haïti est le théâtre
d’une intensification de la violence des gangs ainsi que d’une recrudescence des
violations des droits humains. Par ailleurs, une intense activité criminelle des gangs
continue à être documentée dans la région du Bas Artibonite et à l’est de la zone
métropolitaine de Port-au-Prince (ZMPP).
Les gangs semblent ainsi poursuivre un objectif stratégique d’implantation dans des
localités situées le long des principaux axes routiers traversant les départements du Centre
et de l’Artibonite, ceci notamment afin de contrôler les voies reliant la capitale aux régions du
nord et à la frontière avec la République dominicaine, à l’est du pays. Cette expansion du
contrôle territorial des gangs représente un risque majeur de propagation de la violence et
d’augmentation des trafics transnationaux d’armes et de personnes, susceptible d’entraîner
une déstabilisation significative pour les pays de la sous-région des Caraïbes, et cela
d’autant plus que la présence de l’administration publique et des Nations Unies est
extrêmement limitée dans ces départements
