Malgré une légère décélération observée en février, on peut dire que l’inflation continue de faire les frais de la crise sécuritaire sans
précédent. Le blocage des routes à l’entrée et à la sortie de la capitale économique du pays empêche la libre circulation des personnes et des
biens, avec pour effets immédiats une baisse de l’offre interne et une augmentation des prix de revient. En effet, l’Indice Général des Prix à la
Consommation (IPC, base 100 en 2017-2018), qui se chiffrait à 470.3 en janvier, a atteint 478.9 en février, enregistrant ainsi des hausses
mensuelle et annuelle de 2.0 % et 28.4 %, contre respectivement, 2.1 % et 29.7 % en janvier.
La hausse annuelle de l’inflation est tirée par toutes les divisions de l’IPC, particulièrement : “Produits alimentaires et boissons
non alcoolisées” (1.9 % sur un mois et 33.9 % sur un an), “Articles d’habillement et chaussures ”(1.6 % sur un mois et 21.6% sur un an),
“Logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles ” (4.8 % sur un mois et 32.6 % sur un an), “Communication” (0.1% sur un
mois et 42.9% sur un an) et “Restaurants ” (1.6 % sur un mois et 29.7 % sur un an).
