Haïti: sécurité et réintégration de l’État

La violence est le plus grand défi qui se pose au nouveau président René Préval et à la mission de maintien de la paix des Nations unies en Haïti, la MINUSTAH. La violence et l’impunité, enracinées dans la faiblesse de l’État, sont omniprésentes, en particulier à Port-auPrince. Le gouvernement haïtien au pouvoir depuis cinq mois doit s’attaquer au problème des gangs armés, réduire le crime international/pouvoir politique qui sévit dans les ports et aux frontières et faire face à la croissance du trafic de drogue et à la multiplication des enlèvements. Cette violence est le fait de bandes armées et de criminels, que l’on trouve jusque dans les rangs de la police nationale d’Haïti (PNH), mais elle est également favorisée par la situation du pays, le plus pauvre du continent américain. Il est essentiel de démanteler ces gangs et de mener à bien une réforme de la police en profondeur pour atteindre tous les objectifs plus généraux que s’est fixés la nouvelle administration, qu’il s’agisse de réforme de l’éducation, d’infrastructure, d’investissement dans le secteur privé, d’emploi, d’agriculture ou de gouvernance.

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