Au cours du premier trimestre de l’exercice 2013-2014, les autorités ont maintenu l’orientation imprimée à
la politique monétaire en gardant inchangés les taux d’intérêt sur les bons BRH dans un contexte
d’évolution de la liquidité conforme aux objectifs des autorités monétaires. Dans le même temps, les taux
d’intérêt réels sont devenus de moins en moins négatifs avec le recul de l’inflation. Cette politique a été
favorisée par le maintien à un niveau proche de zéro du taux directeur de la Réserve Fédérale américaine.
Pour le secteur réel, les premières estimations indiquent un raffermissement de l’activité commerciale lié
aux ventes de fin d’année, une hausse de la consommation de l’énergie électrique et un léger ralentissement
de la production industrielle et de la construction dans le secteur privé. Le solde de la balance des paiements
s’améliore par rapport à 2012-2013, mais reste déficitaire. Au 24 décembre 2013, les réserves nettes de
change de la BRH ont diminué de 85 millions de dollars ÉU par rapport à septembre 2013, en raison des
sorties effectuées pour financer les dépenses du Gouvernement telles que des prélèvements sur la remise de
dette et des ventes de dollars au Bureau de Monétisation. L’élargissement du déficit budgétaire a conduit à
un financement monétaire qui peut être source de tensions inflationnistes. Toutefois, une part substantielle
des excédents de liquidité a été absorbée dans la mesure où la totalité des offres des banques a été acceptée
durant le premier trimestre de l’exercice fiscal 2013-2014.
